Dakhla samedi 26 novembre 2022 Inscription à la newsletter

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Première édition du «Dakhla Green Week» en commémoration de la Marche verte

Du 1er au 6 novembre prochain, la région de Dakhla-Oued Eddahab commémore le 47e anniversaire de la Marche verte à travers le lancement de la première édition du «Dakhla Green Week», une semaine riche en évènements culturels, sportifs, festifs et sociaux. La région affiche ainsi sa volonté à préserver les valeurs sacrées de ce symbole de forte cohésion entre le Trône et son peuple et des constantes du nationalisme royal marocain. Nouvelle incarnation de la réussite du nouveau modèle de développement des provinces du sud du Maroc et vitrine du soft power de la diplomatie marocaine, la ville de Dakhla conforte également sa volonté d’œuvrer de manière collective en faveur du développement durable globale.
Les différentes places de la ville de Dakhla accueilleront pour cette première édition des soirées musicales rythmées par une sélection d’artistes locaux et nationaux, qui exprimeront leur mobilisation et leur attachement à défendre notre intégrité territoriale. La sélection musicale véhiculera de forts messages et valorisera le patrimoine artistique et culturel Hassani en tant que levier du nouveau modèle de développement du Sud, mais également de différents horizons tels que la fusion, le chaabi, ou encore un répertoire marocain diversifié donnant lieu à un festival éclectique. Pour le bonheur des plus petits, les esplanades donneront accès à un village enfants proposant des animations ludiques, des ateliers d’activités manuelles et artistiques, des mini-spectacles et aussi des sessions de sensibilisation et d’inculcation des bonnes manières de l’utilisation de l‘eau surtout en plein désert et en pleine période de sécheresse. Une dimension particulière d’engagement et de défi sera accordée à cette première édition, à travers l’organisation d’une course à pied sur 10 km, appelant à la participation des femmes et des hommes et même des plus petits. Bénéficiant du concours de la Fédération nationale de l’athlétisme, cette course vise à commémorer cet esprit d’engagement d’une marche verte porteuse d’innombrables enseignements de civisme et de paix, elle sera couronnée par l’attribution de prix sous forme de chèques distribués aux six premiers de cette course.

A Dakhla, Dame nature a repris ses droits

Les mesures de confinement imposées à travers le monde à cause de la pandémie du Coronavirus ont eu des conséquences heureuses sur l’environnement qui profite désormais de ce monde à l’arrêt… Dakhla en est l’un des plus beaux exemples.

Paradis des kitesurfeurs, le lagon de Dakhla est désormais complétement déserté par l’homme. Une vision apocalyptique où le temps est suspendu…

En quelques jours, les défilés des voiles des kiteurs ont disparus, la nature sauvage a repris le dessus et les crabes violonistes ont réélus domicile sur le sable blanc…

Le résultat est spectaculaire. L’équilibre des forces en présence est bien là… protégé par les falaises environnantes. La lagune de Dakhla est magnétique. Le panorama désormais figé ressemble à une peinture à l’huile dans plusieurs dégradés de bleu.

Les répercussions positives de cette crise sanitaire sur la nature sont d’ores et déjà visibles. Et il règne désormais une certaine sérénité.
Le temps de cette parenthèse, la nature va pouvoir souffler…

Ce que nous rappelle, cette crise, c’est que cet écosystème est riche mais fragile, que la nature était là avant nous et qu’elle le sera, encore, après nous.

Nous devrons, plus que jamais, en prendre soin… encore plus, encore mieux… 

Nadia El Yazidi

La pollution plastique, un vrai fléau

Alors que Dakhla dispose depuis 2015 d’une décharge intercommunale contrôlée, la subsistance d’une déchetterie sauvage aggrave la pollution plastique, menaçant ainsi les écosystèmes fragiles de la baie.

Dakhla étouffe sous le plastique et ni la loi 77-15 interdisant les sacs plastiques ni les campagnes de nettoyage des plages qui ont lieu ne suffisent à enrayer ce phénomène inquiétant. Les chiffres ont de quoi donner le tournis au plus écolo-sceptique : lors d’une journée de beach cleaning organisée en septembre dernier, 489 sacs de 25 à 35 Kg de déchets ont été collectés par les bénévoles, soit pas moins de 12 tonnes de détritus amassés en une journée.

85% des déchets collectés sont en matière plastique                                          

Un audit réalisé en août 2018 par l’ONG Zéro Zbel avec le soutien de la Fondation Heinrich Böll sur 26 plages de la côté Atlantique et Méditerranéenne a montré que la pollution plastique est la principale source de déchets solides polluant les plages marocaines. En effet, l’exercice a révélé que 85% des déchets collectés sont en plastique et que les 5 principaux types de déchets les plus présents sont les bouteilles de soda, eau, jus et leurs bouchons en plastique (18%), les cordes et filets de pêche (13%), les bâtonnets de sucette et de coton-tige (10%), les sacs plastiques (9%) et les packagings plastiques (6%).

Par ailleurs, l’audit a permis de mettre en relief que l’origine des déchets est très concentrée. Ainsi, 5 familles de produits représentent 56% des déchets collectés, dont l’essentiel est issu de produits commercialisés par une dizaine de grandes entreprises industrielles. « Avec en moyenne 35 déchets collectés par m2 de plage et 180 micro-déchets (de moins de 5mm) au m2, la pollution plastique des plages est très étendue et problématique » indique le rapport d’audit.

Des déchets mal gérés

Les journées de nettoyage des plages qui mobilisent des dizaines de bénévoles parviennent-t-elles à atteindre leurs objectifs ? Bien sûr que non.

En effet, les déchets plastiques qui polluent une partie de la périphérie de Dakhla proviendraient d’une déchetterie sauvage.

Celle-ci subsiste alors que Dakhla dispose depuis 2015 d’une décharge intercommunale contrôlée, située dans la commune rurale El Argoub, à une quarantaine de kilomètres au nord de la ville.

Ce cercle vicieux de la pollution tend à confirmer les chiffres avancés par ONU Environnement. Selon l’agence onusienne, 66% des déchets produits par le Maroc seraient mal gérés.

Une situation alarmante qui exige des différents acteurs économiques de Dakhla, dont beaucoup adoptent une démarche écoresponsable, de prendre les mesures nécessaires, en partenariat avec les autorités locales afin d’améliorer la gestion des déchets.

Karim Moucharik